Quelques réflexion sur des coups de coeur ou coups de gueule, sans oublier certains articles d'humours de nostalgie, et, remercier certains ami(e)s. voilà tout. Merci de venir sur le blog.
http://www.paroles.net/chansons/10358.htm
"Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand
Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan
Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le cœur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant"
"Leur histoire fut oubliée pendant longtemps avant que des militant-e-s historien-e-s leur redonnent vie : les FTP - MOI (Francs-Tireurs Partisans / Main-d'Oeuvre Immigrée) Ont été des figures marquantes de la résistances aux nazis, à l'image des antifascistes espagnols de la CNT-FAI. Ils furent souvents les premiers résistants et ils payèrent très cher leur engagement. Les juifs résistants furent pourchassés avec férocité par la police françaises et la Gestapo. L'ignominieuse et raciste "Affiche Rouge" fut placardée dans tout le pays. Huit Polonais, cinq Italiens, trois Hongrois, deux Arméniens, un Espagnol, une Roumaine et Trois français composaient le groupe Manouchian.
Neuf étaient juifs ; tous communistes ou sympatisants. L'affiche présente, dans sa partie supérieure, les visages des dix partisans. Les traces de trois mois de tortures n'arrivaient pas à effacer l'exprétion de fièrté dans leur yeux. Sous les photographie des "terroristes" figurent, à côté d'images de catastrophes ferroviaires et d'un arsenal d'armes des partisans, des corps criblés de balles : les "victimes" des "terroristes" . Le texte ne comporte que quelque mots : en haut " DES LIBERATEUR ? ", en bas "la libération par l'armée du crime" . La résistance écrivit " Morts pour la France " sous ces affiches.
Le groupe Manouchian était composé de Celestino Alfonso (espagnol), Olga Bansic (roumaine), Joseph Boczov (roumain), Georges Cloarec (français), Roger Rouxel (français), Robert Witchitz (français), Rino Della Negra (italien), Spartaco Fontano (italien), Césare Luccarini (italien), Antoine Salvadori (italien), Amédéo Usséglio (italien), Thomas Elek (hongrois), Emeric Glasz (hongrois), Maurice Fingercwajg (polonais), Jonas Geduldig (polonais), Léon Goldberg (polonais), Stanislas Kubacki (polonais), Marcel Rayman (polonais), Willy Szapiro (polonais), Wolf Wajsbrot (polonais), Arpen Lavitian (arménien), Missak Manouchian (arménien).
En représailles à leur actions, entre janvier et mars 1942, les services allemends ont arrêté 57 militants de la section juives. Entre mars et juin 1943, la brigade spéciale vichyste a arrêté 71 militants sur 150 filés. Le 28 septembre 1943, le groupe Manouchian exécute Julius Ritter, général SS et bras droit de Fritz Sauckel, l'organisateur des rafles pour la STO.
Lors d'un rendez-vous avec Joseph Epstein, le 16 novembre 1943, propablement trahi, Manouchian est suivi et arrêté par des policiers de Vichy en civil. Tous les groupes M.O.I de Paris sont ensuites démantelés. Toute la presse collaborationniste fut invitée au procès du groupe Manouchian et les services de Goebbels le filmèrent. Le but avoué de ces trois jours de procés à grand spectacle était de monter l'opignon française contre les "terroristes étrangers" ... La propagande nazie les désigna comme terroristes et criminels de droits communs... En réalité, une seule audience eut lieu, le vendredi 19 février, où le tribunal militaire les condamna à mort.
Source : " Scalp 1984 1992 comme un indien métropolitain"
http://www.la-petroleuse.com/catalog/product_info.php?products_id=620
L'image de l'affiche rouge :
http://stalker.hautetfort.com/images/affiche_rouge.jpg "
d'après l'article de Lenerver