Ce soir déjà la 7e victime, qui était déjà malade, est décédé à cause du froid à la Rochelle. C'est indécent qu'il y ait des gens sans abris qui meurent dans l'indifférence de tous. Je suis heureux de voir que 70 jeunes ont dormis samedi soir à côté des sans abris. Mais c'est vraiment dégueulasse de voir des logements vides à paris ou dans les autres villes et de voir ses gens qui souffrent et sont à la rue.
Il y aussi l'association Don Quichotte que l'on commence à connaitre. Pourquoi ce nom ? Parce que les organisateurs ont l'impression de se battre contre des moulins à vent. J'espère que pour une fois que ces hommes et femmes de la rue qui sortent de l'ombre pour exister quelques jours au milieu de nous, ne terminent pas seuls dans l'anonymat !
Je vous invite pour l'occasion, apporter l'utile et le nécessaire, votre tente et un casse croute, votre guitare et votre belle mère. Sans bannières ni drapeaux, exercice de sursaut citoyen et de fraternité, l'ambiance se veut solidaire et festive, ne serait ce que pour enfin quand on croise les enfants des rues on leurs souris enfin.
Une fois que tu n'as pas de domicile, tu ne peux plus travailler car les entrepreneurs pensent que ce sont des fainéants et qu'ils ne pourront pas être ponctuel .... Sans travail, tu n'as plus de vie sociale. Et sans lien sociale, sans chaleur humaine certains tombent dans l'alcoolisme d'autres ont des problèmes psychologiques.
Mais pour certains, c'est une nouvelle liberté. La liberté de vivre, de prendre le temps de respirer, de s'attarder à contempler les choses insignifiantes pour nous mais qui restent essentielle. Puis je vous demander quand est ce que vous avez pris le temps de regarder une feuille tomber un après midi d'automne, de regarder le vol d'un pigeon, de vous allongez dans un parc regardant les nuages passées.
Ses personnes, que tout le monde évite sans un sourire, m'ont réappris de contempler les choses simples, de profiter de l'odeur d'un café, de la caresse du vent, la douceur d'un tronc de Chêne ... de redevenir humain.