Quelques réflexion sur des coups de coeur ou coups de gueule, sans oublier certains articles d'humours de nostalgie, et, remercier certains ami(e)s. voilà tout. Merci de venir sur le blog.
Qu'est devenu Corbier du club Dorothée ?
C'est ce que je me suis posé en cette fin d'apres midi. C'est celui que je préferais au Club Dorothée.
Voiçi une de ses denière chanson et un article un peu plus loin.
En recherchant un peu j'ai vu cette article sur http://www.citefac.com/interviews/corbier.htm, je le retranscris :
| INTERVIEW EXCLUSIVE ! |
Corbier, en exclusivité pour le Mag' !
Resté dans la mémoire de tous les grands enfants pour avoir co-animé le Club Dorothée, Cité'Fac s'est posé la question de toute une génération : " Mais qu'est devenu Corbier ? " En exclusivité pour Cité'Fac, il nous répond sans détours sur sa carrière post Dorothée et ses chansons.. |
| Sa discographie ! |
| Pseudo : François Corbier Prénom : Alain | ![]() |
1968 : Rose ; La Dame sous la puie
1984 : Nous les Milles-Pattes ; Plante un jardin
1986 : Le Nez de Dorothèe ; le Poisson d'O
1987/1988 : Sans ma barbe ; Bienvenue au nouveau
1988 : Album "Taquineries (pour rire et sourire)"
1995 : Laissez les mamies faire ; Elle s'en va
2001 : Album "Carnet Mondain"
2003 : Album "Toi, ma Guitare et Moi"
2005 : Album "Tout pour être heureux"
Site officiel de Corbier : www.francoiscorbier.com
| L'interview exclusive de Corbier pour l'Association Cité'Fac |
Corbier : Il se trouve que ce n'est pas une photo de Fidel Castro mais de moi déguisé en Fidel Castro pour les besoin d'un tournage effectué à Saint Martin. Je n'avais pas choisi de faire ce personnage, mais comme beaucoup de personne de ma génération c'est vrai que Castro est un personnage qui a compté. Ne serait-ce que parce qu'il a fait chier un max les Américains, qu'il a sorti son pays de l'anaphabêtisme et de la prostitution. Il a apporté à son pays de droit aux études, le droit aux soins, et le respect des individus. Il n'avait rien de communiste à l'époque où il a fichu à la porte Bastitat et si ces cons d'Américains lui avait fichu la paix, il ne se serait sans doute jamais allié à Moscou... et puis ensuite il est devenu un vieux dictateur... abusif et sans doute un peu gâteux, mais je veux bien croire qu'au départ de son action avec le Che ce fut un type bien, et en tout cas j'en ai été persuadé et je ne suis toujours pas certain du contraire.
O comme Ours (Mon Ours)
Ici c'est une photo noir et blanc de vous à la guitare. "Mon ours" est une des chansons de votre début de carrière ?
Corbier : Mon ours est une chanson très courte qui a été composée en 1965 au Club Med de Céfalu en Cicile (J'avais 21 ans à peine) .Je sortais de l'armée et je venais d'arriver au Club et je chantais les chansonnettes que j'avais composées chez moi à Paris et testées ici et là sur quelques amis ou dans divers cabarets.
Un jour le chef du village, Avner Grusov me demanda de composer une chanson totalement idiote destinée à envoyer paître les clients du Club (GM) qui venaient l'emmerder avec une chanson village, genre très en vogue au club à cette époque. (En général la chanson village parle du village -dont on cite le nom -, du soleil, si c'est près de la mer, de la neige si c'est à la montagne, des activités du village, et des G.O. (Gentils Organisateurs,.. en fait le personnel plus ou moins hôtelier.). Cette chanson souvent calqué sur un tube du moment est serinée en toute occasion et sert de ralliement aux personnes qui l'ont apprises. Elle sert aussi à rappeler, lors des retrouvailles post vacancieres aux amis de se remémorrer les "bons moments"...
Avner détestait ce genre de chose. Il me demanda donc d'écrire une chanson parfaitement idiote qui surtout ne signifierait rien et ne parlerait surtout pas du tout du village.
J'avais écrit un texte un peu étrange et surréaliste qui traînait dans mes cartons, et que je me suis empressé de mettre en musique. Le résultat, particulièrment improbable, (texte incompréhensible et musique lamentable) n'eut pas du tout le résultat escompté. Les GM sans doute sous le coup de boissons frelatées adoptèrent cette chanson avec un enthousiasme qui ne s'est jamais démenti... La chanson destinée à ne durer que l'espace d'un ou deux heures... fit cinq ans au Club Med et je connais des gens qui sont pilotes de ligne au USA qui la chantent toujours !!!
Mon ours
Faisait la course
Autour d'un réverbère
En l'air
Grizzli
Mon ours gris
Partit
Lorsque ma mère
Eteignit la lumière...
Ce chef d'oeuvre... fut traduit en Italien, en Anglais, en Allemand.. C'est particulièrement incroyable, mais c'est pourtant vrai.
R comme Récré A2
Ce sont vos débuts à la télé pour les émissions jeunesse. Vous regrettez cette période ? C'est une étiquette dont vous voulez vous débarassez ?
Corbier : Je n'ai le regret de rien sinon de ne plus voir ma mère décédée voici un an. J'ai travaillé à la télé comme j'ai fait l'Olympia avant la télé, je suis allé chanter à Montévidéo longtemps avant d'aller à Marrakech pour recevoir des seaux d'eau sur la tronche, et je ne regrette pas d'avoir gagné ma vie en faisant rire des enfants. En revanche je regrette que les décideurs soient majoritairement aussi cons. Il sembleraint qu'avoir distrait des enfants soient à leurs yeux une tare, voire un crime... Depuis dix ans ces messieurs dames m'ont laissé tomber. Si je ne suis pas mort de faim c'est que j'ai encore ici et là quelques amis.
B comme Barrière (Alain Barrière)
C'est lui qui a trouvé votre pseudonyme "CORBIER". Comment ce pseudo lui ait-il venu à l'idée ?
Corbier : Nous étions à table et nous nous racontions des sottises à l'issue d'une blague, Alain Barrière me fit remarquer que si je continuais ainsi je finirai ma vie au bagne... voire en prison... pire : pendu !!! (Tout ceci était bien évidemment dit sous le couvert de la plaisanterie) Pendu !!! Le mot instantannément fit son chemin... Pendu ! La balade des pendus... François Villon. Comme je ne doutais de rien, j'ai proposé à Barrière qui me poussait à prendre un pseudonyme, de m'appeler du véritable nom de François Villon : François de Montcorbier. François est mon second prénom d'état civil. François de Montcorbier était un peu trop long au goût d'Alain... Corbier fut adopté... J'ai donc pris ce pseudonyme en 1968. François CorBier.
En 1982 en entrant à la télé, madame Joubert voulait qu'à l'antenne les autres animateurs m'appellent par mon prénom... mais comme dans l'île aux enfants il y avait déjà un François, et que c'était la gueguerre entre les programmes... j'ai mis mon prénom de côté et tout le monde m'a appelé CorBier... En 1997 j'ai récupéré mon prénom... en en 2000 mon premier album pour adulte est signé François Corbier.
I comme ...
Pour la lettre I, vous n'avez rien mis. Manque d' Inspiration ?
Corbier : En fait il y avait un truc qui a été enlevé, et comme je passe déjà beaucoup de temps à raconter des trucs dans ma lettre d'information "Le Petit CorBinou" je n'ai pas pensé à me pencher à nouveau sur l'abécédaire, mais il viendra bien un jour où un sujet me sautera sur le nez et trouvera tout naturellement sa place dans l'abécédaire. Ce ne sont pas les Imbécilités qui manquent..
E comme Epinards
"Les épinards" est le titre d'une chanson extraite de l'album post-dorothée "Carnet Mondain" sorti en 2001. C'est les restes du club dorothée qui vous fait encore aujourd'hui choisir des titres ludiques ou cela fait-il parti de votre personnage ?
Corbier : Cette chanson est ludique et je la revendique comme telle, mais elle est aussi et surtout la chronique d'une malheureuse qui est la victime d'un commando anti-avortement... écoute là à nouveau tu verras... C''est une chanson contre les empêcheurs d'avorter en rond !!! Elle est un peu, toute réverence gardée à l'identique du Gorille de Brassens, une chanson qu'on
pourrait croire un divertissement autour du cul, mais qui est en fait une chanson contre la peine de mort...
R comme Rose
"Rose" est une de vos premières chansons. Vous avez bientot 40 ans de carrière. Vous êtes nostalgique de vos débuts ? Si c'était à refaire, vous la referiez identique ? Pourquoi ?
Corbier : Si j'avais la possibilité de refaire ma carrière, je pense que je referai la même chose, mais moins longtemps à chaque endroit.... Je suis resté trop longtemps au Club Med, trop longtemps en cabaret, trop longtemps à la télé. Sans doute que je m'appliquerait un peu plus sur certains titres, mais en état de cause, je ne regrette rien de ce que j'ai vécu. J'ai chanté partout dans le monde, j'ai rencontré des personnes admirables, j'ai gagné correctement ma vie, et je ne me suis somme toute pas trop emmerdé pendant ces quarante années de carrière. J'aurais peut-être pu faire mieux... Je n'en sais rien... Alors à quoi bon regretter ce qui ne s'est pas fait et ne se fera jamais.
S'il y a une chose que je regrette c'est sans doute de n'avoir jamais osé m'engager au sein d'une organisation syndicale ou politique. J'ai toujours été du côté des militants, j'ai soutenu bien des causes et je le ferais encore, mais mon nom n'apparait jamais nulle part puisque je ne suis pas encarté... Je le regret de ça. Toute ma famille l'a fait, père, mère, grands parents, mon frère... pas moi. J'ai eu tort.